Relance économique : Macky Sall veut « faire vivre notre économie, tout en veillant sur notre santé »

■ D’après des projections, la mise en œuvre du plan d’actions prioritaires ajusté et accéléré (Pap 2a) permettra au Sénégal de retrouver une croissance du PIB de l’ordre de 5,2 % en 2021 ; 7,2% en 2022 et 13,7% en 2023 ; soit le premier taux de croissance du pays à deux chiffres. L’objectif est d’allier économie et santé.

Suite à la réunion gouvernementale préparatoire du 13 août dernier, le chef de l’État, Macky Sall a réuni ce mardi, le Conseil présidentiel, dans le cadre de la mise en œuvre du plan d’actions prioritaires ajuste et accéléré (Pap 2a), en présence des représentants des Institutions, des forces vives de la Nation, du secteur privé, de la société civile et des partenaires.

Cette approche inclusive s’inscrit dans un contexte de crise sanitaire et économique profonde et inédite, dont les lendemains sont encore incertains. A titre illustratif, le taux de croissance du PIB du Sénégal, initialement projeté à 6,8% pour 2020, pourrait chuter en dessous de 1%, rappelle le Président Macky Sall. Pas pour autant question de s’alarmer. Le chef de l’Etat invite à une démarche basée sur «le calme, la sérénité et l’humilité pour la prise de bonnes décisions et à agir dans le bon sens».

500 milliards d’investissements en santé.

Sur le volet santé en particulier, en plus des efforts substantiels consentis dans la lutte anti Covid-19, dont 35 Centres de traitement, le Sénégal finalise actuellement le Plan d’investissements pour un système de santé résilient et pérenne d’un montant de plus de 500 milliards de FCFA. Ce Plan servira à moderniser davantage le système de santé, par la réhabilitation, la construction et l’équipement de structures, et le recrutement de professionnels de la santé, notamment des médecins, infirmiers et infirmières, des sages-femmes, ainsi que des personnels de soutien.

«Le bon choix, c’est à la fois celui de la santé et de l’économie, toutes précautions prises. La santé et l’économie ne sont pas contradictoires. Elles sont plutôt complémentaires.

L’une ne va pas sans l’autre, a rappelé Macky Sall. En somme, il nous faut travailler pour faire vivre notre économie, tout en veillant sur notre santé».
Macky Sall précise que le PAP 2a ne se substitue pas au Plan Sénégal Émergent (PSE), qui, dans sa Phase II, reste le référentiel en matière de stratégie de développement économique et social.

D’après les projections, informe le président de la République, la mise en œuvre du PAP 2a  permettra de retrouver une croissance du PIB de l’ordre de 5,2 % en 2021 ; 7,2% en 2022 et 13,7% en 2023 ; soit le premier taux de croissance du Sénégal à deux chiffres, avec l’exploitation de ressources gazières pétrolières. Sur la période 2019-2023, le PAP 2a requiert un financement de 22,4 milliards d’euros dont le tiers est attendu du secteur privé. Le Président Sall invite le secteur privé national et celui étranger à s’engager résolument aux côtés du gouvernement pour atteindre cet objectif.

Avec la hausse de 50% du budget de la présente campagne agricole qui est passé de 40 à 60 milliards de FCFA en anticipation d’une excellente saison des pluies, les récoltes, espérées abondantes, placeront l’économie nationale dans une meilleure perspective pour 2021.

Le Soleil.

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